Alors que les discours écologiques se sont multipliés au cours des dernières décennies, la disparition prochaine des voitures essence paraissait relever du vœu pieu.
Or, il n’en est rien. Les politiques des pays développés, résolument tournées vers la transition énergétique, s’emploient en effet à ce qu’il y ait de moins en moins de véhicule à essence sur les routes.
Cette disparition, naturellement, n’adviendra pas du jour au lendemain, mais elle s’accomplira relativement rapidement eu égard aux décisions prises à cet effet.
La disparition des voitures essence en France est plus proche qu’on ne le croit
La disparition des voitures essence en France ne relève pas d’un projet vaguement considéré en guise de promesse électorale, mais d’une décision politique concrète. Cela vaut pour la France en premier lieu, mais aussi pour toute l’Union Européenne.
En effet, c’est au Parlement Européen qu’a été prise la décision d’interdire la production de véhicules dits thermique à l’horizon de 2035. À compter de cette date, les constructeurs automobiles présents sur le territoire de l’Union Européenne ne sont plus autorisés à produire des véhicules à essence.
Cette décision s’inscrit dans le cadre d’une politique de transition énergétique de grande ampleur. En effet, afin de réduire l’empreinte carbone engagée par les véhicules thermiques, tout est à présent entrepris afin de tourner les usagers vers des véhicules électriques, ceux-ci étant réputés moins polluants.
Les voitures essence continueront de circuler, mais pas d’être fabriquées
Bien entendu, la disparition des voitures essence n’implique pas de mener à la casse tous les véhicules thermiques que compte le territoire.
Même après 2035, il sera toujours possible de rouler avec un véhicule thermique conçu avant cette date. De même, il sera toujours possible d’importer des véhicules thermiques construits en dehors de l’Union européenne. Ceux-ci seront simplement plus chers compte tenu de barrières douanières prévues à cet effet.
Toutefois, tout est entrepris de sorte à ce que chacun, dans un avenir plus ou moins proche, se tourne vers les véhicules électriques. La transition énergétique ne s’envisage pas à moitié et nécessite en effet des moyens radicaux pour s’accomplir en bon ordre.
À ce jour, la plupart des constructeurs automobiles français ont commencé à se tourner vers l’élaboration de modèles strictement électriques. L’avenir, prévu en ces termes, semble ainsi ne pas pouvoir s’émanciper d’un mode de consommation plus écologique.
Disparition des voitures essence : l’exception des voitures de luxe
L’interdiction de construire des voitures essence sur le territoire européen ne concerne que les véhicules standards. En effet, les voitures de luxe, quant à elles, ne seront pas concernées par cette mesure.
Cette exception se justifie notamment par le fait que ces véhicules sont très peu nombreux sur le parc routier et ne représentent qu’une consommation de CO2 résiduelle.
Les écuries automobiles, notamment dans le domaine de la Formule 1 ne pouvaient pas se résoudre à transiter vers des modèles électriques, ceux-ci étant moins puissants.
Outre cette exception notable, les véhicules thermiques ne sont bientôt plus que les véhicules d’un autre temps.